| A la nuit tombée, le public (environ cent personnes) se répartit (suivant les réservations) en cinq groupes de vingt personnes sur cinq lieux de rendez-vous dans la ville.
Ces cinq lieux sont le point de départ de parcours de trente minutes environ qu'il effectue guidé dans sa déambulation par des hommes et des femmes qu'il accepte de suivre jusqu'à une destination encore inconnue. Les spectateurs-visiteurs sont vite confrontés à des apparitions muettes ou sonores, qui les mènent d'expériences en expériences, d'installations en installations, d'images en images, de situations en situations. Il ne s'agit pas d'évènements séparés, ces parcours appartiennent à la même aventure, ils sont les versants d'une même montagne, chacun aura seulement arpenté des chemins différents pour la gravir. Pour cela, certains groupes se déplacent très peu alors que d'autres arpentent frénétiquement les rues de la ville.
Au bout de leur périple les cinq groupes de spectateurs gagnent à quelques minutes d'intervalle un dernier lieu à découvrir, une sorte de panorama. A l'intérieur d'un grand hangar est installée une grande structure circulaire d'environ dix mètres de diamètre. L'aspect extérieur s'apparente aux coulisses d'un théâtre ou d'un studio de cinéma. Le public y pénètre. En face et tout autour de lui, il découvre une sorte de fresque à 360°, |
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| un paysage par endroits abstrait, par d'autres figuratif ou simplement esquissé. Dans ce lieu en devenir vivent les êtres qui l'ont guidé jusque là. A nouveau pendant trente minutes, ils partageront leurs destins.
Après avoir vécu au coeur des évènements (les parcours), le public a maintenant la sensation que tout s'organise autour et à partir de lui, en même temps séparé et protégé des évènements par la distance du regard. Proche ou lointain ? Action ou contemplation ?
Le panorama n'est pas l'aboutissement des parcours respectifs. Celui-ci n'est pas une finalité, ni même la résolution d'une énigme. Il n'est qu'une étape d'un parcours dont on pourrait descendre le cours infini vers un hypothétique delta. Il n'apporte aucune réponse, il n'est que le point de vues réunissant et dépassant les points de vue. Une étape d'un récit qu'il sert et qui tout entier le contient. Un point au bout de la ligne, un lieu privilégié pour le regard, un repos pour l'âme, une pause avant de reprendre la route. |

Encerclé par la masse bruyante de la foule,
par la quantité de monde soit disant offert
(réglez par chèque votre univers),
par le stockage d'images se présentant comme uvre,
par la confusion des douleurs,
par la masse chaotique des politiques et des actions culturelles, par les marchands de rêves, nous essayons de proposer,
sans provocation ni violence, sans satisfaction ni sagesse.
Nous ne tendons pas l'autre joue, nous ne giflons pas le gifleur, nous lui jouons des poèmes en images qui l'enterrerons. |

| Réalisation collective du groupe ZUR : Olivier Guillemain, Loredana Lanciano, Philippe Lefebvre, Jean-François Orillon, Nathalie Béasse, Daniela Cattalini, Raphaël Dalaine, Stéphane Delaunay, Sophie Dupont, Corinne Forget, Natalie Gallard, Nicolas Lebodic, Jérome Lubin, Paolo Rapalino, Alessio Rongione, René Sauloup, Olivier Spénel. |
| Co-production A.T.H. associés - La saint gaudingue, Ville de Saint-Gaudens - Festival d'Aurillac - avec le soutien de la ville d'Angers et du Ministère de la Culture (Direction du Théâtre et des Spectacles).
Le point de vues à été présenté:
en France
La saint gaudingue - Saint-Gaudens >06/1998
Festival de Théâtre de rue - Aurillac >08/1998
Le Cargo - Grenoble > 05/2000
Les accroches-curs - Angers >09/2000
en Italie
In teatro - Polverigi >07/2000
en Belgique
Theater Dommelhof - Hasselt >05/1999
Zomer festival van Antwerpen >07/1999
aux Pays-bas
Oerol Festival - Terschelling >06/1999 |
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