Le Groupe ZUR
__________________Présentation
Nous cherchons à développer un art entre l'image et l'acte, l'écrit et la parole, le muet et le sonore, le plan et le volume, nécessitant parfois, outre notre présence, une mise à contribution du spectateur.

Dans nos interventions, nous ne sommes pas des personnages mais des personnes. Nous accomplissons des actions qui servent, qui sont utiles. Tout simplement, nous faisons ce qu'il faut faire en étant là.

 
Depuis janvier 1988, les deux formes, picturale et cinématographique, se croisent et s'interrogent dans notre travail.

L'image en mouvement et son support de projection sont devenus deux composantes essentielles de nos interventions, élaborant ainsi des images/sculptures qui sont aussi des films/tableaux, où la relation entre la toile et l'écran, la peinture et le cinéma, ne cesse d'être explorée.

La recherche de nouveaux supports de projection nous a amenés en particulier à imaginer des écrans perméables constitués de matériaux inhabituels comme l'eau ou le sable. Ce qui progressivement nous a conduits à axer nos expérimentations sur les quatre éléments :
l'air, le feu, la terre et l'eau.
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Depuis 1991, ces recherches se sont concrétisées par la réalisation d'interventions comme "La chambre à air" où l'élément élu (l'air) est successivement le thème inspirateur puis le "protagoniste" de l'installation.

Au cours d'un parcours déambulatoire, en empruntant des chemins détournés, le spectateur est baigné dans un climat singulier que génère un dispositif bricolé, mêlant savants mécanismes et bouts de ficelle, avec lequel il entretient une relation d'intimité curieuse.

De ce climat, émerge, dans une forme plus sensible que lisible,un équilibre, l'essence même de l'élément élu.

Plus qu'une thématique, les quatre éléments sont maintenant assimilés dans notre processus de création au même titre que la ferraille, le bois, les objets de récupération, la pellicule et le cinéma complétant ainsi un peu plus notre vocabulaire.

Dorénavant, nos installations laissent chez le spectateur, plus que l'essence d'un élément, l'impression d'un échange privilégié, une sorte d'état suspendu.